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La Tombe de Lavau

Anse-chaudron-decouvert-Lavau-decoree-tete-dieu-Acheloos_0_730_400A Lavau (Aube), sur la ZAC de Moutot, a été retrouvée la tombe gauloise la mieux conservée de France. Recouverte d’un tumulus d’une quarantaine de mètre de diamètre, cette « sépulture à char » a été présentée pour la première fois au public le 4 mars 2015 !

Elle daterait d’environ 450 av. J.-C. La fouille de cette tombe permet de mieux comprendre la période historique des princes du premier âge du fer en Europe occidentale.

Le mobilier et les bijoux, soulignent l’influence culturelle du monde méditerranéen sur les élites celtes. Au sein de cette tombe, la chambre princière mesure 14 mètres carrés.

Les sacrifices gaulois

Ceux [les sacrifices celtiques] qui apaisent par un sang affreux le cruel Teutatès et l’horrible Esus aux autels sauvages et Taranis, autel non moins cruel que celui de la Diane scythique. Le poète Lucain (Phar., I, 444-446)

Représentation du Dieu Toutatis/Teutatès
Représentation du Dieu Toutatis/Teutatès

Les peuples de l’antique Gaule pratiquaient plusieurs types de sacrifices :

  • les victimes destinées à Taranis étaient immolées par le feu,
  • celles destinées à Teutatès étaient noyées dans une cuve,
  • celles destinées à Esus étaient suspendues à un arbre et écorchées.

A noter que plusieurs autres sacrifices, à vocation augurale, existaient :

  • chercher des présages dans les convulsions d’un homme, qu’on frappait dans le dos d’un coup d’épée.

La pratique de l’holocauste

L’holocauste se pratiquait sur des victimes tuées à coups de flèches, ou crucifiées dans les temples.

Les victimes majeures, en nombre, demeuraient les animaux et les denrées agricoles.

Tout sacrifice gaulois était assisté, régi, surveillé, dirigé par un druide.

Le feu selon les druides

Element vital de purification, le feu est la manifestation du Soleil sur la Terre. On l’associe à la vie et à la mort pour des raisons évidentes. Lors de cérémonies druidiques, il est abondamment utilisé. Nous connaissons les fameux feux de Beltan (le 1er mai), christianisés en feux de la Saint-Jean.

Les Nitiobriges, peuple gaulois de l’actuelle région d’Agen, précipitaient du haut des collines des roues enduites de résine enflammée. Le feu associé au symbole de la roue, que l’on retrouve d’ailleurs en Bretagne dans quelques églises sous formes de roues à carillons sont deux images fortes (Meillard-Confort, Finistère).

On récupère toujours, selon la tradition, les derniers brandons des feux de la Saint-Jean que l’on emporte précieusement, car ils auraient la faculté extraordinaire de protéger les maisons des impétuosités de la foudre.

La bûche de Noël est un autre souvenir des vieux rituels païens, en relation avec l’arbre, le sapin : capteur cosmo-tellurique.

Dans le Midi et en Espagne, le taureau de feu est un mannequin enflammé après avoir été tiré dans les rues. Le taureau symbolise la fécondité, l’époque des semailles, il est associé au dieu Cuchulainn, dont la vie est perpétuellement liée à celle de cet animal.

Le druide est le maître du feu. Le feu est une parcelle de puissance divine. Par le feu, le druide est en contact intime avec le monde des dieux. C’est pourquoi cet élément est récurrent à toutes ses activités.