Archives pour la catégorie Représentations du Gaulois

La Tombe de Lavau

Anse-chaudron-decouvert-Lavau-decoree-tete-dieu-Acheloos_0_730_400A Lavau (Aube), sur la ZAC de Moutot, a été retrouvée la tombe gauloise la mieux conservée de France. Recouverte d’un tumulus d’une quarantaine de mètre de diamètre, cette « sépulture à char » a été présentée pour la première fois au public le 4 mars 2015 !

Elle daterait d’environ 450 av. J.-C. La fouille de cette tombe permet de mieux comprendre la période historique des princes du premier âge du fer en Europe occidentale.

Le mobilier et les bijoux, soulignent l’influence culturelle du monde méditerranéen sur les élites celtes. Au sein de cette tombe, la chambre princière mesure 14 mètres carrés.

La statue de Vercingétorix a été inaugurée pour ses 150 ans

1325694186_Statue

Ce n’est pas banal… La statue de Vercingétorix, située à l’ouest du Mont-Auxois, précisément là où l’oppidum domine le champ de la dernière bataille opposant les Gaulois aux Romains, n’a jamais été inaugurée. Elle l’a été 150 ans après sa mise en place sur les hauteurs d’Alise-Sainte-Reine. De grandes festivités étaient programmées toute la journée du dimanche 6 août 2015.

En 1865, Napoléon III faisait construire la célèbre statue de Vercingétorix à Alise-Sainte-Reine pour fêter la fin des fouilles archéologiques sur le site d’Alésia. Mais cette statue n’avait jamais été inaugurée.

En 2015, le Conseil départemental de la Côte-d’Or et la commune d’Alise-Sainte-Reine ont décidé de réparer cet oubli : la commémoration des 150 ans d’existence de la statue a aussi été une cérémonie d’inauguration.

Les dieux gaulois

Taranis, dieu celte du tonnerre et du ciel (une représentation trouvée sur le site de Châtelet en Haute-Marne)
Taranis, dieu celte du tonnerre et du ciel (une représentation trouvée sur le site de Châtelet en Haute-Marne)

Le panthéon celtique n’a rien à voir avec la mythologie grecque, où les dieux forment une vaste parentèle et où chaque divinité possède des attributions bien définies.

Les Gaulois avaient une conception plutôt mentale de leurs divinités, qu’ils paraient d’attributions multiples et de profils plutôt flous.

Les dieux gaulois sont isolés, et certains associés à un animal. Très nombreux, beaucoup d’entre eux n’ont qu’un caractère régional, voire local.

Le panthéon gaulois s’est enrichi des divinités topiques trouvées sur place quand les Celtes ont migré en Gaule : ils ont adopté les noms des sources, rivières, montagnes, pour les intégrer dans leur propre système de pensée religieuse.

Mais, dans le même temps, on retrouve une unité de croyances propres aux Celtes, de l’Irlande au Danemark, de la Gaule à l’Allemagne, avec les mêmes figurations divines apparaissant dans la statuaire ou sur des bas-reliefs, ainsi que des objets identiques.

Taranis par exemple, dieu du tonnerre et du ciel, assimilé au Jupiter romain, est figuré sous les traits d’un homme barbu. Il tient le foudre dans la main droite, des esses (symboles celtiques en forme de spirale), qui représentent l’éclair, suspendues à son épaule, et, dans la main gauche, une petite roue, qui est un motif celtique solaire.

Dès l’âge du Bronze, la roue est assimilée à l’univers céleste. Sur le chaudron de Gundestrup (trouvé dans un marécage au Danemark), une divinité barbue et un guerrier casqué, associés, tiennent ensemble une demi-roue. Quant au Taranis qui provient du site du Châtelet, il brnadit la foudre de Jupiter d’une main, tient une roue de l’autre et porte à l’épaule droite des esses, décoration que l’on retrouve sur les armes celtes, enfilées dans un anneau.

Les textes anciens décrivent Taranis comme un dieu cruel dont les Gaulois craignaient la colère.