César mentionne des cas de viols, à Gergovie, en 52 avant J.-C

Les civils ont subi des pertes et dommages considérables durant la campagne militaire menée par Jules César en Gaule, de 58 à 51 avant J.-C. Huit longues années de conquête ! Et plus encore, quand on sait que la Gaule ne sera pacifiée qu’aux environs des années 10 avant J.-C.

Cinq types d’exactions

Dans Bellum Gallicum, César mentionne avec parcimonie ce qu’il considérait comme des pratiques de guerre habituelles. En réalité il s’agissait bien d’exactions contre les civils. On peut remarquer cinq types d’exactions :

  • les violences ordinaires commises sur des « vaincus », selon la pratique romaine de la guerre

  • les mises en servitude

  • les prises d’otage

  • les vols et pillages

  • les massacres (meurtres de masse)

Les femmes de Gergovie croient la défaite arrivée

Ce qui nous retient aujourd’hui, est cet extrait ci-dessous. Jules César mentionne indirectement des cas de viols, à Gergovie, en 52 avant J.-C. César relate en effet une séquence de la bataille de Gergovie où des femmes, sur le haut des remparts de l’oppidum, croyant la défaite arrivée, se dénudent, lancent leurs étoffes aux soldats romains demeurant aux pieds des remparts :

A ce moment, une clameur s’éleva de tous les points de la ville ; ceux qui étaient loin, effrayés de ce soudain tumulte, crurent que l’ennemi avait franchi les portes et sortirent de la place précipitamment.
Les mères de famille jetaient du haut des murs des étoffes et de l’argent et, le sein découvert, penchées sur la muraille et tendant leurs mains ouvertes, elles suppliaient les Romains de les épargner, de ne pas massacrer, comme ils avaient fait à Avaricum, les femmes même et les enfants ; plusieurs, se suspendant aux mains de leurs compagnes et se laissant glisser, venaient se rendre aux soldats.
Lucius Fabius, centurion de la huitième légion avait déclaré ce jour-là au milieu de ses hommes que les récompenses de la journée d’Avaricum le remplissaient d’ardeur et qu’il ne souffrirait pas que personne escaladât le mur avant lui ; il prit avec lui trois de ses soldats et, hissé par eux, il monta sur le rempart ; puis, à son tour, les tirant à lui, il les fit monter l’un après l’autre

César, Guerre des Gaules, Livre VII, 47

Le viol dans l’Antiquité

Il faut rappeler l’oeuvre de Saint Augustin, La Cité de Dieu… Concernant le viol, son propos résume le viol dans l’Antiquité, comme une pratique habituelle lors des pillages de villes, au même titre que le massacre des hommes.

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