Germains et Romains : de grands ennemis sous l’Antiquité !

Petite illustration de ce à quoi pouvaient ressembler les guerriers venus d'outre-Rhin : les Germains, systématiquement vêtus de peaux de bêtes pendant les saison hivernale, printanière et automnale
Petite illustration de ce à quoi pouvaient ressembler les guerriers venus d’outre-Rhin : les Germains, systématiquement vêtus de peaux de bêtes pendant les saison hivernale, printanière et automnale

Le premier contact entre Romains et Germains eut lieu à la fin du IIe siècle avant notre ère, quand les Cimbres et les Teutons, descendant la vallée du Rhône, anéantirent quatre-vingt mille légionnaires et alliés, à la bataille d’Orange (en 105 avant J.-C.). Ce fut un historique et fatidique désastre, du côté romain. Le Germain devenait la représentation du Mal absolu, de l’ennemi aguerri.

Le général Marius rétablit la situation en battant les Teutons à Aix (102), puis les Cimbres à Verceil (en 101 avant J.-C.).

Après un demi-siècle d’indifférence, les deux peuples entrèrent de nouveau en contact quand Jules César décida de conquérir le nord de la Gaule (c’est-à-dire les populations belges, expertes du char de guerre et de la cavalerie pourtant).

En 58 avant J.-C., Jules César battit les Suèves d’Arioviste dans la plaine d’Alsace, puis, en -57, s’empara de toute la région située entre la Seine et le Rhin, où vivaient plusieurs peuples germains. Peuples belges (aguerris) et germains subissaient ainsi une mise en coupe réglée (mise en servitude, incendie d’oppida (oppidum au singulier = place-fortes souvent établies sur des hauts plateaux dominant des vallées, et servant de centre de commandement mais aussi de nervure stratégique et commercial). Veuillez taper « oppidum » dans la barre de recherche en haut à gauche de ce site web, si vous désirez en savoir plus sur les oppida, leur irruption dans l’histoire et leur fonctionnement).

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