Le feu selon les druides

Element vital de purification, le feu est la manifestation du Soleil sur la Terre. On l’associe à la vie et à la mort pour des raisons évidentes. Lors de cérémonies druidiques, il est abondamment utilisé. Nous connaissons les fameux feux de Beltan (le 1er mai), christianisés en feux de la Saint-Jean.

Les Nitiobriges, peuple gaulois de l’actuelle région d’Agen, précipitaient du haut des collines des roues enduites de résine enflammée. Le feu associé au symbole de la roue, que l’on retrouve d’ailleurs en Bretagne dans quelques églises sous formes de roues à carillons sont deux images fortes (Meillard-Confort, Finistère).

On récupère toujours, selon la tradition, les derniers brandons des feux de la Saint-Jean que l’on emporte précieusement, car ils auraient la faculté extraordinaire de protéger les maisons des impétuosités de la foudre.

La bûche de Noël est un autre souvenir des vieux rituels païens, en relation avec l’arbre, le sapin : capteur cosmo-tellurique.

Dans le Midi et en Espagne, le taureau de feu est un mannequin enflammé après avoir été tiré dans les rues. Le taureau symbolise la fécondité, l’époque des semailles, il est associé au dieu Cuchulainn, dont la vie est perpétuellement liée à celle de cet animal.

Le druide est le maître du feu. Le feu est une parcelle de puissance divine. Par le feu, le druide est en contact intime avec le monde des dieux. C’est pourquoi cet élément est récurrent à toutes ses activités.

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