Par le clientélisme, un chef gaulois pouvait lever toute une armée

Un système de clientèle maintenait dans leur dépendance directe la majeure partie de la population gauloise, qui n’avait d’autre choix que celui d’appuyer leurs protecteurs. la société celtique connaissait deux types de dépendances directes :

– une sorte de servage comme dans l’Irlande médiévale, concernait les ambactes. Un ambacte (littéralement « celui qui est autour ») était un homme originairement libre, donc armé, qui s’engage envers un personnage important et le suit notamment à la guerre. Il doit à son protecteur des services et une fidélité.

– la dépendance des « clients » proprement dite : cette dépendance était moins forte car le « client » conservait sa personnalité juridique. Il conservait des droits. Ces « clients » versaient toutefois des intérêts beaucoup plus élevés que les ambactes. Ils devaient, tout comme les ambactes, hommage et services de guerre ou de paix à leur protecteur.

Les peuples des Gaules avaient, il faut le dire, une capacité à lever des troupes nombreuses en peu de temps, du fait du clientélisme.

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