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La statue de Vercingétorix a été inaugurée pour ses 150 ans

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Ce n’est pas banal… La statue de Vercingétorix, située à l’ouest du Mont-Auxois, précisément là où l’oppidum domine le champ de la dernière bataille opposant les Gaulois aux Romains, n’a jamais été inaugurée. Elle l’a été 150 ans après sa mise en place sur les hauteurs d’Alise-Sainte-Reine. De grandes festivités étaient programmées toute la journée du dimanche 6 août 2015.

En 1865, Napoléon III faisait construire la célèbre statue de Vercingétorix à Alise-Sainte-Reine pour fêter la fin des fouilles archéologiques sur le site d’Alésia. Mais cette statue n’avait jamais été inaugurée.

En 2015, le Conseil départemental de la Côte-d’Or et la commune d’Alise-Sainte-Reine ont décidé de réparer cet oubli : la commémoration des 150 ans d’existence de la statue a aussi été une cérémonie d’inauguration.

Zoom sur le livre « Vercingétorix », de Paul M.Martin

martin-vercingetorixVercingétorix n’a pas été le grand rassembleur des Gaulois, mais « un piètre politique ». Voilà la thèse soutenue par Paul M.Martin, dans Vercingétorix (2001, éditions Perrin). En revanche, malgré sa défaite à Alésia, il a été « un grand stratège, digne de l’adversaire qu’il affrontait » (selon les propos de Paul M.Martin). Cet ouvrage tente de circonscrire par touches successives un personnage qui, faute de documents gaulois, a été largement façonné par son adversaire dans« La Guerre des Gaules » (livre de Jules César). Vercingétorix est à quelques nuances près l’homme d’un seul livre, celui de Jules César, et celui d’un seul peuple, le peuple français. » Or, les Français ont fait de Vercingétorix un grand mythe national. Pour magnifier sa propre victoire, César grandit son adversaire. Pour justifier la conquête, il perpétue le souvenir de ces terribles barbares qui traumatisent les Romains depuis le sac de Rome, trois siècles plus tôt. Pour atteindre son objectif géopolitique (créer une zone romanisée au nord de la Narbonnaise, afin de contenir des Germains de plus en plus turbulents ) Jules César doit, dans le même temps, présenter les Gaulois comme des populations « assimilables dans l’empire ». « La Guerre des Gaules » est donc à manier avec prudence.

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Vercingétorix, vu par Strabon

StrabonDans le livre IV de sa Géographie, Strabon (Ier siècle av J.-C./Ier siècle apr. J.-C.) décrit la Gaule, la Bretagne et les Alpes. Il y consacre une notice aux Arvernes. En voici un extrait :

La puissance qui était auparavant celle des Arvernoi est amplement attestée par le fait qu’ils ont souvent réuni pour faire la guerre aux Romains tantôt 200 000 hommes mais plus d’une fois le double ! En effet, c’est avec de telles forces (400 000) qu’ils ont affronté le divin César avec Vercingétorix, et précédemment ils avaient été 200 000 contre Maximus Aemilianus et le même nombre contre Domitius Ahenobarbus. Or donc, contre César, c’est autour de Gergovia que se déroulèrent les combats (c’était la patrie de Vercingétorix), ainsi qu’autour d’Alésia, une ville des Mandubioi (peuple limitrophe des Arvernoi) elle aussi située sur une hauteur escarpée, entourée de montagnes et par deux fleuves -c’est également là que le commandant en chef [Vecingétorix] fut capturé et que, du coup, la guerre prit fin.

Strabon, Géographie, livre IV, 2, 3.