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Les dieux gaulois

Taranis, dieu celte du tonnerre et du ciel (une représentation trouvée sur le site de Châtelet en Haute-Marne)
Taranis, dieu celte du tonnerre et du ciel (une représentation trouvée sur le site de Châtelet en Haute-Marne)

Le panthéon celtique n’a rien à voir avec la mythologie grecque, où les dieux forment une vaste parentèle et où chaque divinité possède des attributions bien définies.

Les Gaulois avaient une conception plutôt mentale de leurs divinités, qu’ils paraient d’attributions multiples et de profils plutôt flous.

Les dieux gaulois sont isolés, et certains associés à un animal. Très nombreux, beaucoup d’entre eux n’ont qu’un caractère régional, voire local.

Le panthéon gaulois s’est enrichi des divinités topiques trouvées sur place quand les Celtes ont migré en Gaule : ils ont adopté les noms des sources, rivières, montagnes, pour les intégrer dans leur propre système de pensée religieuse.

Mais, dans le même temps, on retrouve une unité de croyances propres aux Celtes, de l’Irlande au Danemark, de la Gaule à l’Allemagne, avec les mêmes figurations divines apparaissant dans la statuaire ou sur des bas-reliefs, ainsi que des objets identiques.

Taranis par exemple, dieu du tonnerre et du ciel, assimilé au Jupiter romain, est figuré sous les traits d’un homme barbu. Il tient le foudre dans la main droite, des esses (symboles celtiques en forme de spirale), qui représentent l’éclair, suspendues à son épaule, et, dans la main gauche, une petite roue, qui est un motif celtique solaire.

Dès l’âge du Bronze, la roue est assimilée à l’univers céleste. Sur le chaudron de Gundestrup (trouvé dans un marécage au Danemark), une divinité barbue et un guerrier casqué, associés, tiennent ensemble une demi-roue. Quant au Taranis qui provient du site du Châtelet, il brnadit la foudre de Jupiter d’une main, tient une roue de l’autre et porte à l’épaule droite des esses, décoration que l’on retrouve sur les armes celtes, enfilées dans un anneau.

Les textes anciens décrivent Taranis comme un dieu cruel dont les Gaulois craignaient la colère.

Quand le sort de tout un peuple dépendait de son héros

A la manière du duel mythique entre Hector, le champion de Troie, et Achille, le champion grec, pendant la guerre de Troie, bien des conflits entre chefs de guerre se réglaient, sous l’Antiquité, par une joute singulière entre deux champions. Chacun de ces champions représentait son peuple. Le sort de son peuple était donc entre ses seules mains.

Développement de troupes d’élite

Les Celtes avaient eux-aussi des guerriers d’élite, des champions représentatifs de leur peuple, à l’échelle de toute l’Europe. Les Gaulois, au Ier siècle avant J.-C., cessent cependant de régler leurs conflits par le duel entre champions. La bataille rangée, menée par une masse de guerriers professionnels avec dans leur sillage des troupes auxiliaires, était la norme.

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