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Les sacrifices gaulois

Ceux [les sacrifices celtiques] qui apaisent par un sang affreux le cruel Teutatès et l’horrible Esus aux autels sauvages et Taranis, autel non moins cruel que celui de la Diane scythique. Le poète Lucain (Phar., I, 444-446)

Représentation du Dieu Toutatis/Teutatès
Représentation du Dieu Toutatis/Teutatès

Les peuples de l’antique Gaule pratiquaient plusieurs types de sacrifices :

  • les victimes destinées à Taranis étaient immolées par le feu,
  • celles destinées à Teutatès étaient noyées dans une cuve,
  • celles destinées à Esus étaient suspendues à un arbre et écorchées.

A noter que plusieurs autres sacrifices, à vocation augurale, existaient :

  • chercher des présages dans les convulsions d’un homme, qu’on frappait dans le dos d’un coup d’épée.

La pratique de l’holocauste

L’holocauste se pratiquait sur des victimes tuées à coups de flèches, ou crucifiées dans les temples.

Les victimes majeures, en nombre, demeuraient les animaux et les denrées agricoles.

Tout sacrifice gaulois était assisté, régi, surveillé, dirigé par un druide.

Le feu selon les druides

Element vital de purification, le feu est la manifestation du Soleil sur la Terre. On l’associe à la vie et à la mort pour des raisons évidentes. Lors de cérémonies druidiques, il est abondamment utilisé. Nous connaissons les fameux feux de Beltan (le 1er mai), christianisés en feux de la Saint-Jean.

Les Nitiobriges, peuple gaulois de l’actuelle région d’Agen, précipitaient du haut des collines des roues enduites de résine enflammée. Le feu associé au symbole de la roue, que l’on retrouve d’ailleurs en Bretagne dans quelques églises sous formes de roues à carillons sont deux images fortes (Meillard-Confort, Finistère).

On récupère toujours, selon la tradition, les derniers brandons des feux de la Saint-Jean que l’on emporte précieusement, car ils auraient la faculté extraordinaire de protéger les maisons des impétuosités de la foudre.

La bûche de Noël est un autre souvenir des vieux rituels païens, en relation avec l’arbre, le sapin : capteur cosmo-tellurique.

Dans le Midi et en Espagne, le taureau de feu est un mannequin enflammé après avoir été tiré dans les rues. Le taureau symbolise la fécondité, l’époque des semailles, il est associé au dieu Cuchulainn, dont la vie est perpétuellement liée à celle de cet animal.

Le druide est le maître du feu. Le feu est une parcelle de puissance divine. Par le feu, le druide est en contact intime avec le monde des dieux. C’est pourquoi cet élément est récurrent à toutes ses activités.

Le vergobret dans la société gauloise : chef politique

Magistrature suprême, la charge de vergobret, était limitée à un an. Le vergobret avait droit de vie et de mort sur ses administrés, mais son pouvoir exécutif s’appliquait uniquement aux affaires courantes, et toute décision importante appartenait au conseil de notables recrutés dans les grandes familles aristocratiques.

Un pouvoir aux limites certaines…

Les affaires d’une extrême gravité, comme par exemple une entrée en guerre, devait toujours être présentées au vote de l’assemblée armée de tous les hommes adultes. Un vergobret ne pouvait donc décider véritablement seul. Outre la faible durée de sa charge et la faible ampleur de ses prérogatives, le vergobret doit aussi composer avec les druides, qui sont les seuls à être légitimes pour juger les affaires religieuses et politiques. Le druide, au sein de sa cité, tranchait en effet les conflits, ses décisions étaient souveraines.

Le rôle du vergobret, en cas de guerre

Par ailleurs, un vergobret pouvait certes se voir remis la charge de mener des troupes au combat, en tant que chef, mais bien souvent, il fallait trouver des « généraux » plus compétents, parmi les equites (chevaliers).

Quelques vergobrets célèbres : Dumnorix, Diviciacos, tous deux frères (peuple des Eduens), ils s’étaient partagés, au fil des ans, durant la décennie 60 avant J.-C., la charge de vergobret.