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La statue de Vercingétorix a été inaugurée pour ses 150 ans

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Ce n’est pas banal… La statue de Vercingétorix, située à l’ouest du Mont-Auxois, précisément là où l’oppidum domine le champ de la dernière bataille opposant les Gaulois aux Romains, n’a jamais été inaugurée. Elle l’a été 150 ans après sa mise en place sur les hauteurs d’Alise-Sainte-Reine. De grandes festivités étaient programmées toute la journée du dimanche 6 août 2015.

En 1865, Napoléon III faisait construire la célèbre statue de Vercingétorix à Alise-Sainte-Reine pour fêter la fin des fouilles archéologiques sur le site d’Alésia. Mais cette statue n’avait jamais été inaugurée.

En 2015, le Conseil départemental de la Côte-d’Or et la commune d’Alise-Sainte-Reine ont décidé de réparer cet oubli : la commémoration des 150 ans d’existence de la statue a aussi été une cérémonie d’inauguration.

Les dieux gaulois

Taranis, dieu celte du tonnerre et du ciel (une représentation trouvée sur le site de Châtelet en Haute-Marne)
Taranis, dieu celte du tonnerre et du ciel (une représentation trouvée sur le site de Châtelet en Haute-Marne)

Le panthéon celtique n’a rien à voir avec la mythologie grecque, où les dieux forment une vaste parentèle et où chaque divinité possède des attributions bien définies.

Les Gaulois avaient une conception plutôt mentale de leurs divinités, qu’ils paraient d’attributions multiples et de profils plutôt flous.

Les dieux gaulois sont isolés, et certains associés à un animal. Très nombreux, beaucoup d’entre eux n’ont qu’un caractère régional, voire local.

Le panthéon gaulois s’est enrichi des divinités topiques trouvées sur place quand les Celtes ont migré en Gaule : ils ont adopté les noms des sources, rivières, montagnes, pour les intégrer dans leur propre système de pensée religieuse.

Mais, dans le même temps, on retrouve une unité de croyances propres aux Celtes, de l’Irlande au Danemark, de la Gaule à l’Allemagne, avec les mêmes figurations divines apparaissant dans la statuaire ou sur des bas-reliefs, ainsi que des objets identiques.

Taranis par exemple, dieu du tonnerre et du ciel, assimilé au Jupiter romain, est figuré sous les traits d’un homme barbu. Il tient le foudre dans la main droite, des esses (symboles celtiques en forme de spirale), qui représentent l’éclair, suspendues à son épaule, et, dans la main gauche, une petite roue, qui est un motif celtique solaire.

Dès l’âge du Bronze, la roue est assimilée à l’univers céleste. Sur le chaudron de Gundestrup (trouvé dans un marécage au Danemark), une divinité barbue et un guerrier casqué, associés, tiennent ensemble une demi-roue. Quant au Taranis qui provient du site du Châtelet, il brnadit la foudre de Jupiter d’une main, tient une roue de l’autre et porte à l’épaule droite des esses, décoration que l’on retrouve sur les armes celtes, enfilées dans un anneau.

Les textes anciens décrivent Taranis comme un dieu cruel dont les Gaulois craignaient la colère.

Jules César voulait une grande guerre

Gaule-BelgiqueCherchant obstinément un prétexte pour déclencher une grande guerre en Gaule, Jules César l’obtint presque en 58 avant J.-C., lorsque les Helvètes décidèrent de migrer vers la Gaule.

Il voulait une grande guerre pour prouver ses qualités au Sénat de Rome et pour obtenir le titre d’imperator (qui signifie « général victorieux »).

Jules César devait trouver une justification morale, pour mener à bien son projet, pour mener une guerre « juste » (bellum iustum).

Concernant les Helvètes, et leur migration, César omet volontairement d’écrire dans son Bellum Gallicum que les Gaulois avaient pour habitude de migrer comme bon leur semblait.

En ce qui concerne les Helvètes, la pression germanique était telle (des guerres répétées année après année), qu’ils avaient consenti largement à se procurer un nouveau territoire. Or, de par l’alliance conclue entre Helvètes, Séquanes et Eduens, les Helvètes espéraient s’établir au Sud-Ouest de la Gaule. De l’aide leur serait proposée, notamment pour passer le pont à Genève (une aide proposée par le peuple voisin de l’actuelle Suisse : les Séquanes).

Concernant cette propension des peuples gaulois à migrer, il faut savoir que ces mouvements migratoires étaient tout à fait naturels : les Gaulois s’étaient établis sur le territoire de la France actuelle seulement trois siècles avant la Guerre des Gaules (IV ème siècle avant J.-C.).

Mais les Helvètes seuls, n’auraient pas tout à fait suffi à déclencher la Guerre des Gaules. Alors César chercha querelle aux Germains d’Arioviste. Plus précisément aux clans que le chef germain Arioviste dirigeait et réunissait sous sa coupe.

Malgré les défaites helvète et germaine, César n’obtenait cependant pas son mobile idéal. Alors il provoqua la Guerre des Gaules pour de bon : en 58 avant J.-C toujours, César installa ses légions en quartiers d’hiver non pas en Italie du Nord, comme il eût été normal, mais à la frontière des peuples belges. Ces derniers virent dans ce choix l’annonce d’une guerre pour l’année suivante, donc pour 57 avant J.-C., et il firent des préparatifs, ce qui fut pris par Jules César pour l’annonce du grand conflit qu’il appelait de ses voeux.